Au Sénégal, nous nous sommes arrêtés une journée à Saint-Louis pour visiter l’île coloniale.
Puis nous avons beaucoup roulé pour arriver à Thiès.
On a ensuite été hébergés à Saly le 26/02 , chez Jean-Pierre et Véronique.
Ensuite Zack et moi avons pris des chemins différents. J’ai continué ma route seul et suis descendu vers Nianing chez Laurence où j’ai été hébergé une petite semaine.
Un vrai bonheur.
Une maison incroyable et une gentillesse extraordinaire.
Le temps de me poser et de découvrir cette belle région du Sénégal, dont la réserve naturelle du Sine-Saloum.
Mes rétines ont imprimé beaucoup de souvenirs.
Mon appareil photo aussi.
Ma carte mémoire idem 😁
J’en ai profité aussi pour nettoyer un max mon vélo et mon matériel. Parce que le sable, c’est drôle un peu mais à la longue ça te tue les engrenages (même ceux du cerveau 🧠)
Et on s’est quand même ramassé une sacrée tempête quand on est arrivé au Sénégal (je ne sais pas si je l’avais dit au fait ?!)
Il était donc grand temps de le faire.
J’ai également offert ma première paire de BO « Be My Baby » (j’ai 10 paires à distribuer au gré de mes rencontres tout au long de mon voyage ❤️ C’est le souhait de Pascale, la créatrice)
L’élue est Mathilde qui s’est occupée de moi comme une seconde maman (sénégalaise évidemment) alors que je suis à plus de 6000 km de chez moi 🙏
Et je suis trop content et elle trop émue de cet échange ❤️
Il fallait bien quitter cet endroit magique.
Le lundi 3 mars, je suis descendu jusqu’à Pointe-Sarène où j’ai été accueilli par le chef du village qui m’a autorisé à planter ma tente dans son village au bord de la mer.
Parce que plus j’avance vers l’Afrique du Sud, plus je dois respecter des règles fondamentales comme celle de me présenter au chef de chaque village que je traverse si je compte déplier ma Quechua (c’est une question de respect et de sécurité)
Ensuite j’ai repris la route et roulé 2 très grosses journées pour arriver à la frontière de la Gambie.
Très exactement à la ville de Barra où j’ai pris le Ferry pour traverser un estuaire (faut imaginer les voitures entassées les unes sur les autres et mon vélo au milieu de ce bric à brac non organisé. Le stress était un peu au rdv )
Le point d’arrivée : Banjul.
Un capharnaüm assez invraisemblable.
Je me suis retrouvé assailli par un nombre incroyable de gens qui voulaient tous me véhiculer.
Évidemment j’étais le seul blanc avec un vélo.
J’étais certainement l’événement du mois voire de l’année (ou p-e d’une vie pour certains 😅)
Faut imaginer que j’arrive dans le premier pays non francophone du périple (ancienne colonie britannique) via un itinéraire très très peu fréquenté par les touristes d’autant plus avec un 2 roues (je pense que depuis le Maroc, je n’ai plus rencontré de voyageur en vélo. Ou alors ils s’arrêtent à Dakar)
Donc s’extirper de la foule sans perdre mes sacoches et mon matériel relève du véritable défi 🙏 C’est Koh-Lanta sans caméra.
On harnache mon vélo sur le toit, on me pousse dans un taxi comme si on était dans un bus (bienvenue en Afrique 😁) et là je comprends que le taxi veut que je le paye d’abord.
Oh purée la galère, l’argent est dans une des sacoches sur le vélo accroché sur le toit!!!!
Évidemment.
Sinon pas d’anecdote à raconter (hahahaha rire jaune)
Bref… comme je suis coincé en-dessous de 10 personnes dans le taxi, j’explique dans un anglais approximatif au chauffeur comment décrocher les sacs ( je croise les doigts qu’il ne me dépouille pas de tout ce qu’il trouve au passage puisque je suis totalement coincé dans la voiture)
Il a tout fouillé.
J’ai jamais stressé autant de ma vie parce que j’ai cru que j’avais tout perdu: non seulement mon argent mais surtout mes papiers et mon passeport.
Bref plus de peur que de mal.
Le taxi a été payé et j’ai été déposé chez mon contact suivant: une anglaise qui s’est mariée avec un gambien et qui loue des chambres à Banjul.
J’ai décidé d’y rester 4 nuits, même si dans les faits je pouvais traverser la Gambie en 1 journée.
Mais j’avais envie de découvrir la culture et les paysages encore très différents du reste de l’Afrique du Nord que je venais de traverser, car beaucoup plus verts. Comme si les forêts faisaient enfin leur apparition. Et puis les villages sont collés les uns aux autres car le pays est très petit contrairement au Sénégal.
C’est fou comme à chaque frontière, tu t’imprègnes assez vite des changements culturels et visuels qui t’entourent.
Et donc d’un village à l’autre, je suis happé et sollicité en permanence.
On me pose 1000 questions.
On vient s’asseoir à côté de moi ou juste me regarder.
Je suis l’attraction.
C’est le prix à payer évidemment.
Je me pose parfois en dehors des villages pour avoir un peu d’intimité sinon je ne sais pas du tout me reposer même quelques minutes. Un comble pour moi qui adore créer du contact.
Mes gourdes semblent plaire au plus haut point aussi (c’est vrai qu’ils boivent l’eau en sachet)
Et puis les enfants et leurs sourires ❤️
Quel cadeau.
On frôle les 40 degrés.
Je suis cramé par le soleil.
J’ai vidé ma crème solaire depuis quelques jours et évidemment il est impossible d’en trouver sur ma route.
Je vais donc prendre le temps de reposer ma peau qui me brûle (longtemps sous l’eau froide m’a dit papa. De toute façon y a pas d’eau chaude tu sais ici je lui ai dit 😁) et essayer de trouver de quoi me protéger à nouveau (purée ici ça coûte une blinde!)
J’en ai aussi profité pour régler mon visa pour la Guinée-Bissau.
À chaque fois c’est une aventure dans l’aventure que de tenter de se mettre en règle administrativement parlant en Afrique.
C’est du sport de haut niveau pour mon tempérament impulsif d’hyperactif.
1 journée entière pour recevoir mon saint-graal : le tampon d’admission pour entrer dans le pays suivant ⭐️
Comme aux frontières, des heures à attendre.
C’est le règne du chaos, de la désorganisation, des bakchichs mais ils ont une philosophie que nous n’avons pas : « vous avez la montre, nous avons le temps ».
On a beaucoup à apprendre.
J’ai repris la route depuis ce dimanche 9 mars pour rentrer à nouveau au Sénégal (puisque la Gambie est enclavée dans le Sénégal) en Casamance exactement (partie plus au sud du pays. C’est vaste, plus calme et très vert)
Je suis arrivé à Ziguinchor.
Pour ensuite me rendre à Cap Skirring. J’y ai un super contact qui me prête un logement pour une petite semaine avant de rentrer en Guinée-Bissau (puisque mon visa ne sera valable qu’à partir de dimanche prochain)🙏
Encore un petit cadeau tombé du ciel.
Ah oui et j’oubliais….l’état des routes est plutôt correct pour l’instant, donc j’en ai profité pour pas mal rouler et bien avancer 🚴
Gratitude infinie pour tout 🙏⭐️
A+
Y.


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